L’OM revient de Bretagne avec le point du nul, tenant en échec une formation rennaise qui aura fait forte impression. RENNES 1-1 OM1-0 : Leroy (37e, sp) 1-1 : Niang (52e) Si parfois on se
demande après un match nul s’il s’agit d’un point de pris ou deux de perdus, le doute n’était pas permis samedi soir. Compte tenu de la valeur de Rennes sur le papier, mais surtout sur le
terrain où la formation d’Antonetti a fait forte impression dans les duels, l’OM n’a certainement pas réalisé une mauvaise opération en Bretagne. A la pause, quand le Stade Rennais menait
un-zéro et avait livré une bataille terrible sur un plan physique, partager les points constituait une issue tout à fait convenable pour les joueurs de Didier Deschamps. Quarante-cinq minutes
plus tard, et malgré deux parades de classe de Douchez face à Morientes et Niang, il y avait encore lieu de s’en satisfaire. Car si l’on excepte un retourné du Sénégalais à la conclusion
d’une jolie phase de jeu côté droit (4e), on n’aura pas reconnu l’OM des deux dernières semaines lors de la première période. La faute aux Bretons, bien sûr. Ils avaient confectionné un filet
aux mailles serrées et solides, et l’avaient disposé aux quatre coins du terrain. Les Olympiens se sont retrouvés comme entravés. Comment s’en dépêtrer ? Difficile de remuer, de sortir, quand
on est soumis à un tel pressing, et que les espaces se referment aussi vite qu’on les a vus, voire seulement entraperçus. Une donne que compliquera encore l’ouverture du score rennaise.
Diawara stoppant de la main une incursion de Leroy dans la surface, Philippe Malige n’eut d’autre choix que d’indiquer le point de penalty. Et l’ancien phocéen et parisien (sur qui le temps
ne semble pas avoir d’emprise) de conclure, malgré la détente de Mandanda (1-0, 37e). L’affaire apparaissait donc bien mal engagée à la pause. Il fallait du changement. Didier Deschamps
l’insufflait jusque dans son onze, en sortant Ben Arfa et Abriel, et en lançant Morientes et Mbia à la pause. Réaction attendue. Réaction obtenue. Contrairement aux redémarrages poussifs
observés à Grenoble et Montpellier, l’équipe haussait le ton après le repos. Encouragée en cela par une égalisation rapide. Mamadou Niang reprenant au deuxième poteau un coup-franc longue
portée de Cheyrou (1-1, 52e). Dans sa nouvelle configuration, l’OM pouvait se permettre de moins chercher la tête de Brandao (décalé sur le côté gauche) et davantage avancer sur le terrain.
Les Marseillais avaient repris des couleurs. Mais les Rennais n’en avaient pas perdues pour autant. Ils combinaient avec la même intelligence, et déversaient encore leur enthousiasme dans la
moitié de terrain bleue et blanche. Mandanda s’employait sur un tir de Lemoine, avant de sortir comme un boulet de canon au devant de Bangoura. Incontestablement, Rennes offrait une
opposition d’une valeur bien supérieure à celle de Lille et Grenoble. Un test d’envergure. Et pourtant, après avoir longtemps fait le dos rond, les Olympiens eurent aussi des balles dans la
carabine pour décrocher la timbale. Notamment Fernando Morientes, servi par Taiwo, qui contraignait Douchez à un arrêt réflexe (81e). Un dernier quart d’heure de tous les possibles, où les
actions pleuvaient comme des coups, mais sans KO. Les deux formations conservant leur invincibilité. Seul Bordeaux peut encore réaliser la passe de trois succès, en recevant Nice dimanche à
17h00. Partager :Laurent Oreggia
RENNES 4-4 OM
LE SHOW ET LE FROID
09/08/08 - Rennes 4-4 OM
Des buts à la pelle, un Ben Arfa étincelant et un Mandanda ange-gardien. Cela aurait pu être une première soirée idéale pour les Olympiens. Mais Rennes a égalisé à la dernière seconde (4-4).
1-1 Koné (12e)
1-2 Ben Arfa (14e)
1-3 Niang (28e)
2-3 Thomert (51e)
3-3 Mandanda (90e, csc)
3-4 Grandin (91e)
4-4 Cheyrou (91e)
Si la Ligue 1 avait besoin d’une bande-annonce, le Rennes-OM de samedi soir pourrait être un outil efficace de promotion. Il y eut un peu de tout, et surtout beaucoup de buts, au stade de
la Route de Lorient.
Un match qui aura scotché tout le monde. Tant il aura été indécis et spectaculaire. C’est l’OM qui faillit tirer le mieux son épingle de ce jeu effréné. Grâce à son potentiel offensif.
Grâce aussi aux parades à répétition de Steve Mandanda devant Mika Pagis, Jérôme Leroy ou Olivier Thomert.
En deuxième période, le technicien belge a cherché à retrouver le contrôle du ballon en faisant entrer Cheyrou, à la place de Koné (56e).
En danger depuis le début du match, les Phocéens se remirent ainsi à l’endroit. Et firent alors parler leur puissance de feu. Deux minutes à peine s’étaient écoulées après l’égalisation, qu’une une-deux grande distance entre Niang et Ben Arfa voyait l’ancien lyonnais prendre à revers Douchez sur son contrôle avant de conclure en force, à un souffle de la ligne de but (1-2).
Mamadou Niang ne s’illustra pas seulement dans le rôle du passeur. Il y alla aussi de son but, en héritant d’un centre de Taiwo passé entre les mailles de la charnière centrale rennaise (1-3, 29e). Et il y eut même une balle de 1-4 pour Djibril Cissé, mais cette fois Douchez eut la main ferme.
A cette première mi-temps d’exception, a succédé une autre, tout aussi folle. Elle vit Rennes réduire la distance, puis l’effacer tout bonnement. Un scénario étonnant où des carences marseillaises ouvrirent la voie. Des « défaillances » défensives, comme le dira Pape Diouf, qui pèseront lourdement.
Thomert ramena d’abord le score à 2-3. Un avertissement qui conduisit Eric Gerets à remplacer Koné par Cheyrou. Mais les offensives bretonnes ne furent jamais totalement annihilées. La flamme ne s’est jamais éteinte dans les yeux des coéquipiers de Jérôme Leroy. Jusqu’au bout, et alors que Mandanda multipliait les sauvetages.
Un portier malheureux. Après tant d’exploits, il s’inclina au tout
début du temps additionnel, quand Erbate dégageant sur sa ligne un tir de Pagis renvoya le cuir sur son gardien. Mais la soirée ne s’acheva pas sur ce contre malheureux et sur cette
égalisation.Les Marseillais tinrent encore une fois, une dernière, leur bonheur. Elliot Grandin, entré peu avant, marqua un quatrième but, dans un angle fermé (3-4) après un dégagement hâtif devant Douchez. La joie laissa place à la déception. Sur l’engagement, une tête de Cheyrou remit une ultime fois les deux formations sur un même pied d’égalité. L’OM sait souffler le chaud, et faire le show. Il lui faut maintenant apporter les réglages nécessaires pour ne plus vivre de douche froide.
1ère période
- 3Première alerte pour l'OM. Frappe cadrée de Gyan et belle parade de Mandanda.
- 6Ouverture du score pour le stade Rennais. Thomert parti dans l'axe à la limite du hors-jeu, trompe Mandanda. 1 à 0 pour Rennes.
- 10Superbe coup-franc de Ben Arfa. Malheureusement Douchez était sur la trajectoire.
- 12Egalisation de l'OM. Passe de Ben Arfa dans la profondeur pour Koné. L'ancien Niçois réalise un crochet intérieur, et sa frappe du gauche va directement dans la lucarne de Douchez.
- 142 à 1 pour l'OM! Débordement de Mamadou Niang sur le côté gauche, centre en retrait pour Ben Arfa qui prend Douchez à contre pied.
- 283 à 1! Centre de Taiwo de la gauche vers la droite.Enorme erreur des deux défenseurs centraux rennais qui laissent passer le ballon. Niang récupère et offre le troisième but à son équipe.
- 40Djibril Cissé côté droit, entre dans la surface de réparation, frappe. Le tir est contré mais l'arbitre n'a pas jugé bon de siffler corner.
2nde période
- 513 à 2 ! Rod Fanni dans la surface de réparation centre en retrait pour Pagis qui bute finalement sur Cana puis Mandanda. Mais Thomert récupère la ballon, frappe et permet à son équipe de réduire l'écart.
- 54Superbe passe de Pagis dans la profondeur pour Fani. L'ancien niçois tente le lobe sur Mandanda, mais le gardien olympien réalise un grand match.
- 55Rennes vient à nouveau de surprendre la défense olympienne. Mais la frappe de Thomert passe à côté.
- 64Taye Taiwo vient de réaliser une très belle chevauchée. Ponctuée d'un tir sur le poteau.
- 68Cissé dans la surface de réparation délivre un véritable caviar en retrait pour Cheyrou. Mais le milieu olympien voit sa frappe du droit passer au dessus des buts adverses.
- 71Thomert encore déborde côté gauche, centre au deuxième poteau pour Pagis laissé tout seul. Mais l'ancien olympien manque le cadre.
- 75Mandanda réalise une rencontre tout simplement phénoménale... Il vient de bloquer la frappe de Leroy côté droit!
- 89Egalisation rennaise. La frappe de Pagis est repoussée sur sa ligne par Erbate. Mais le ballon rebondit sur le dos de Mandanda et file droit dans le but.
- 90INCROYABLE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Elliot Grandin inscrit le 4eme but de son équipe! Ekoko dégage devant Douchez sur une ouverture en profondeur. Grandin récupère à l'entrée de la surface et marque dans un angle fermé alors que le but est déserté
- 90Sur un centre venu de la droite, Bruno Cheyrou vient placer une tête sous la barre transversale et égalise.


Et pourtant, un nouveau coup dur avait contrarié l’assistance. Un
duel aérien, tête contre tête, entre Niang et Cassard laissa les deux joueurs sur le carreau. L’OM perdit ainsi son meilleur buteur, au moment où il fallait impérativement marquer…
D’autant que le murmure rapporta vite à tout le monde que Rennes
avait eu la bonne idée d’égaliser. Le scénario hitchcockien n’avait cependant pas encore son final. Il s’en passa encore tellement, en deuxième mi-temps…



tête de Cana, Cissé reprenait de près sur le poteau mais Taiwo avait suivi
pour marquer d’un tir fouetté (1-2, 61e).


Et un plaisir que n’a même pas calmé la réduction du score des
Gônes, juste avant la pause. Boumsong et Cana, dans une lutte aérienne sur un coup-franc de Juninho, trompant Mandanda. La seule et unique fois où il dut s’incliner, tant son talent lui
permit tout au long de la soirée de refuser à Lyon toute velléité de retour à la marque.
L’OM a signé le type-même de succès qui fait aimer le football.
Quand l’équipe qui « en veut » le plus s’impose, en faisant fi de tout statut. De toute logique, presque. Tant semaine après semaine en championnat, et même année après année au
Vélodrome depuis 1997, Lyon avait paru au-dessus.
D’autant que l’Arlésien afficha une autre qualité, deux minutes plus
tard. Sa combativité sur un tir contré par Squillaci et son sens du jeu lui permirent de servir Niang sur un plateau, dans un geste instinctif. Le Sénégalais, comme une fusée, conclut de près
et chamboula le stade (2-0, 28e).
Inquiétant ? Non. Les Marseillais n’eurent pas à regretter
cette fin de mi-temps. Ils rentrèrent bien dans la deuxième période, et amplifièrent leur domination à la marque, par Niang, d’un coup de tête dans le petit filet, sur un corner de Cheyrou
(3-1, 54e).


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