ZENIT 2-0 OM :
12/03/08 - Zenit 2-0 OM
L’OM n’a pas tenu bon à Saint-Pétersbourg et a vu fondre son avance prise au match aller. Les Olympiens quittent la scène européenne, le cœur chargé de regrets.
2-0 : Pogrebnyak (78e)
Le but d’Arshavin inscrit la semaine dernière n’avait rien d’anecdotique. Il a suffisamment atténué l’écrasante domination marseillaise de la première manche pour rendre possible un
terrible revirement de situation au retour.
Et malheureusement pour les hommes d’Eric Gerets, le Zenit a saisi cette chance. Remontant son retard, par deux buts
de Pogrebnyak, deux fois tout seul devant Mandanda (39e et 78e). Alors que les Phocéens ont manqué le coche en fin de première période, par Cissé, dont le tir avait été repoussé par
Malafeev (42e).
« On aurait du l’emporter par 7 ou 8
à 1 ». Quand elle revient à nos oreilles, cette phrase d’Eric Gerets, prononcée dans les couloirs du Vélodrome après le match aller, a aujourd’hui une cruelle résonnance. Oui,
l’OM aurait du, et surtout pu, clore le chapitre il y a une semaine. Les Phocéens ont eu les occasions, ils menaient sereinement 3-0, avant de se faire surprendre à dix minutes de la fin.
La porte à un exploit russe au retour était entrouverte. Les coéquipiers de Tymoschuk l’ont enfoncé mercredi soir.
Un 2-0 les qualifiait. Le même score sur lequel l’équipe marseillaise avait quitté la Russie, en 16e de finale, contre le Spartak. La formation emmenée par Lorik Cana était donc prévenue.
Tout relâchement serait un danger. D’autant que comme le soulignait l’entraîneur de l’OM, on n’avait pas « vu le vrai Zénit au Vélodrome ».
Effectivement, le rapport de forces était bien différent au stade Petrovsky. Et ce malgré une entame de partie à l’avantage des Olympiens, avec deux têtes coup sur coup de Cana et Taiwo, et
une parade de Malafeev devant Valbuena (16e).
Le Zenit ajoutait du poids dans sa balance au fil des minutes. Réussissant de mieux en mieux ses combinaisons, à l’image d’un centre en retrait d’Arshavin sur lequel Zyrianov ratait
l’immanquable aux six mètres (28e).
Et le souvenir de Moscou de remonter à la surface. L’OM y
avait encaissé un but à un moment crucial, en fin de première période, et avait ensuite vu sa tâche se compliquer. Le scénario se réécrivait sous nos yeux à Saint-Pétersbourg. En deux
déviations d’Arshavin et Denisov, Pogrebnyak (hors-jeu, voir ci-contre) s’insérait sur une voie royale, plein centre, et trompait du plat du pied Mandanda (1-0, 39e).
La situation semblait tout à coup moins bien engagée. Et pourtant, juste avant de regagner les vestiaires, le Zenit crut assister à l’extinction de ses chances quand Cissé s’offrit un duel
avec Malafeev, après un service de Valbuena. Mais le portier serra les jambes, entre lesquelles l’attaquant avait cherché à loger sa frappe (photo ci-dessus). Les 22 000
spectateurs du rustique stade Petrovsky pouvaient laisser entendre leur soulagement.
La situation de contre typique, que l’OM s’était attribué
comme atout du fait de la nécessité russe de marquer deux buts, n’avait cette fois pas porté ses fruits. D’autres s’offriraient-elles ensuite ?
Non, car le Zenit parvenait à ses fins en deuxième mi-temps sans se livrer ni s’exposer outre-mesure. L’équipe d’Advocaat trouvait l’ouverture dans une nouvelle série de passes rapides,
côté droit. A la conclusion, encore Pogrebnyak, qui ajustait Mandanda avec sang froid, après s’être défait de Givet (2-0, 78e).
Le tir enroulé de Niang quelques minutes plus tôt sur lequel le gardien était battu mais qui filait à quelques centimètres des buts, appartenait déjà au passé.
Le présent était lui moins réjouissant. Malgré un va-tout offensif dans les dix dernières minutes et l’entrée d’Ayew à la place de Givet, les regrets dévoraient les visages marseillais au
coup de sifflet final.
Un triste dénouement, après une succession ininterrompue de bonheurs en 2008. Il faut aussi, parfois, savoir s'incliner. Pour bien sûr mieux se relever dès dimanche à Lens.


64'
75'
39'
75'






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