Manifestation à Lyon: Samedi 10 février
Manifestation à Lyon: Samedi 10 février - 14h30
Départ quai Claude Bernard face à l'université Lyon 3

Si vous n'êtes pas satisfaits du soutien de la France aux dictateurs
qui terrorisent et ruinent leur peuple, qui acculent leur jeunesse à fuir leur pays,
que l'on maintient au pouvoir par des élections truquées et par une aide militaire, jusqu'à envoyer nos
armées bombarder les mouvements de rébellion (aujourd'hui en Centrafrique, au Tchad, etc.)
pour laisser les transnationales piller pétrole, uranium, bois, coton, cacao, services publics, etc...
en imposant pour cela les volontés de la Banque mondiale et du FMI, et grâce au chantage de la dette,
La Françafrique est un système (d'abord très centralisé, qui a connu des mutations et une multiplication d'acteurs) mis en place par De Gaulle pour contourner les indépendances :
Pour le rang de la France à l'ONU avec un cortège d'États clients,
Pour le maintien de ses colonies dans l'orbite occidentale lors de la guerre froide,
Pour les matières stratégiques (pétrole, uranium) et premières (bois, cacao, etc.),
Pour le financement occulte des activités politiques de gouvernement,
En assassinant les leaders d'opposition en Afrique,
En plaçant au pouvoir des potentats reconnaissants,
En leur organisant des ré-élections frauduleuses,
En intervenant militairement pour protéger les dictatures alliées,
En continuant à soutenir ces régimes jusqu'aux pires dérives ethnistes, (jusqu'à être
complice de génocide au Rwanda en 1994),
En impliquant l'armée ou des mercenaires dans les pires massacres néocoloniaux (au
Cameroun, au Biafra, au Congo-Brazzaville, etc.),
Par des aides financières, diplomatiques, militaires, etc.
Par des réseaux politiques, militaires, économiques, industriels, etc.
Par des alliances géopolitiques entre États, transnationales, sociétés mercenaires,
Par les pressions des Institutions financières internationales (FMI, BM).
L'Université Lyon 3, un pôle idéologique : cette université sulfureuse a attribué en 2004 le titre Honoris Causa à Blaise Compaoré, chef d'État du Burkina Faso depuis l’élimination de Thomas Sankara en 1987 ; Christian Philip, qui y enseigne le droit, validait en tant que député les élections frauduleuses de Gnassingbé Eyadéma au Togo en 2003, et approuve la succession filiale en 2005. L'inénarrable Bernard Lugan
s'illustre par les thèses racistes les plus échevelées.
La Bourse, un pôle économique : symbole de la domination des pays du Sud par les
créanciers du Nord par le levier de la Dette...
l'Hôtel de ville, un pôle politique : où Gérard Collomb a reçu en grande pompe, le 18
octobre 2001, un Blaise Compaoré toujours dépourvu de légitimité démocratique, et
trafiquant d'armes avec les seigneurs de guerre au Liberia, au Sierra Leone et en
Angola ; il a aussi été fortement impliqué dans le conflit en Côte d’Ivoire.
Les Sommets France-Afrique (rebaptisés récemment Afrique-France pour éviter le sobriquet « France-à-fric », et pour faire moins arrogant) sont des rencontres annuelles de Chefs d'États africains autour du président français, alternativement sur le Continent
et dans l'Hexagone (jusqu'ici à Paris, cette année à Cannes).
Quelques mois avant les élections présidentielle et législatives en France, ce Sommet est l’occasion de relancer le débat sur les liens que notre pays continue d’entretenir avec la plupart de ses anciennes colonies africaines : Survie organise en février 2007 un
« Moi(s) contre la Françafrique ».