La police suisse épinglée par Amnesty International
La police suisse n'est pas un modèle de respect des droits humains.
function loadStorybewertung(bewertung) { ahah("http://www.20min.ch/ro/community/storybewertung/bewertung.tmpl?storyid=28906536&bewertung=" + bewertung,"toolbox_rating_feedback_content"); } var slide_aktiv = ""; var topstories = ""; function showTop(ziel) { //set memo slide_aktiv = ""; Effect.SlideDown(ziel,{duration:0.5}); //return false; }
Dans son dernier rapport, Amnesty International dénonce notamment un usage parfois abusif de la force et des comportements racistes. Les responsables cantonaux de la police balaient les critiques et jugent le rapport «pas sérieux».
Amnesty International a observé la pratique des différents corps de police et des entreprises de sécurité privées en Suisse. Son rapport «Police, justice, et droits humains» publié lundi à Berne recense une trentaine de cas problématiques.
Au moins six personnes et également plusieurs policiers ont été tués lors d'interventions policières, a souligné devant la presse Denise Graf, juriste à la section suisse d'Amnesty International. Nombre de requérants d'asile, de Noirs, de supporters de football, d'altermondialistes, de jeunes et de marginaux ont été victimes d'interventions policières disproportionnées, de détentions arbitraires, de traitements racistes et dégradants.
Méthodes dangereuses
Malgré de nombreux avertissements, des mesures de contrainte dangereuses, comme menotter une personne couchée sur le ventre, sont toujours utilisées par certaines polices. Des équipements policiers comme les balles colorantes ou les armes à électrochocs ont été introduites sans enquête préalable sur le danger potentiel qu'elles représentaient.
Dans la plupart des cas, ces violations des droits humains sont restées impunies, voire couvertes par la hiérarchie, selon Amnesty. Les plaintes des victimes supposées ne font souvent pas l'objet d'une enquête immédiate, indépendante, impartiale et approfondie. Les agents de police traduits en justice restent largement minoritaires et rares sont ceux qui ont été condamnés.
Code de déontologie
Amnesty International a décidé de lancer une campagne dans plusieurs cantons suisses «pour une police respectueuse des droits humains en Suisse». L'organisation recommande aux autorités politiques et aux responsables de la police en Suisse d'introduire des codes de déontologie.
L'organisation préconise aussi la mise en place d'instances indépendantes pour le dépôt et l'instruction des plaintes. Amnesty soulève par ailleurs les problèmes posés par la délégation des tâches policières à des entreprises de sécurité privées, dont le personnel reçoit une formation souvent lacunaire.
Incompréhension
Le rapport d'Amnesty International n'est pas du goût des responsables cantonaux de la police. Ils balaient en particulier la critique selon laquelle les policiers fautifs restent la plupart du temps impunis.
«Le rapport est empreint de défiance à l'égard de la police, des autorités de poursuite pénale et des tribunaux», s'est emportée Karin Keller-Sutter, vice-présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police (CCDJP). Elle n'admet pas qu'on impute à la police des comportements disproportionnés et qu'on la soupçonne de racisme latent.
A ses yeux, il n'est pas non plus tolérable d'affirmer que les faux pas de la police restent dans une large mesure impunis. «Je ne connais aucun autre secteur de l'Etat où les enquêtes et les sanctions sont diligentées de manière aussi pointue», a-t-elle affirmé. Des cas isolés sont toujours possibles, mais globalement, l'Etat de droit fonctionne.
Président des commandants de polices cantonales, Beat Hensler, estime qu'il y a de quoi s'interroger lorsqu'Amnesty prétend que la justice épargne les policiers. A ses yeux, le rapport n'est pas sérieux.
Source: AP
Amnesty International a observé la pratique des différents corps de police et des entreprises de sécurité privées en Suisse. Son rapport «Police, justice, et droits humains» publié lundi à Berne recense une trentaine de cas problématiques.
Au moins six personnes et également plusieurs policiers ont été tués lors d'interventions policières, a souligné devant la presse Denise Graf, juriste à la section suisse d'Amnesty International. Nombre de requérants d'asile, de Noirs, de supporters de football, d'altermondialistes, de jeunes et de marginaux ont été victimes d'interventions policières disproportionnées, de détentions arbitraires, de traitements racistes et dégradants.
Méthodes dangereuses
Malgré de nombreux avertissements, des mesures de contrainte dangereuses, comme menotter une personne couchée sur le ventre, sont toujours utilisées par certaines polices. Des équipements policiers comme les balles colorantes ou les armes à électrochocs ont été introduites sans enquête préalable sur le danger potentiel qu'elles représentaient.
Dans la plupart des cas, ces violations des droits humains sont restées impunies, voire couvertes par la hiérarchie, selon Amnesty. Les plaintes des victimes supposées ne font souvent pas l'objet d'une enquête immédiate, indépendante, impartiale et approfondie. Les agents de police traduits en justice restent largement minoritaires et rares sont ceux qui ont été condamnés.
Code de déontologie
Amnesty International a décidé de lancer une campagne dans plusieurs cantons suisses «pour une police respectueuse des droits humains en Suisse». L'organisation recommande aux autorités politiques et aux responsables de la police en Suisse d'introduire des codes de déontologie.
L'organisation préconise aussi la mise en place d'instances indépendantes pour le dépôt et l'instruction des plaintes. Amnesty soulève par ailleurs les problèmes posés par la délégation des tâches policières à des entreprises de sécurité privées, dont le personnel reçoit une formation souvent lacunaire.
Incompréhension
Le rapport d'Amnesty International n'est pas du goût des responsables cantonaux de la police. Ils balaient en particulier la critique selon laquelle les policiers fautifs restent la plupart du temps impunis.
«Le rapport est empreint de défiance à l'égard de la police, des autorités de poursuite pénale et des tribunaux», s'est emportée Karin Keller-Sutter, vice-présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police (CCDJP). Elle n'admet pas qu'on impute à la police des comportements disproportionnés et qu'on la soupçonne de racisme latent.
A ses yeux, il n'est pas non plus tolérable d'affirmer que les faux pas de la police restent dans une large mesure impunis. «Je ne connais aucun autre secteur de l'Etat où les enquêtes et les sanctions sont diligentées de manière aussi pointue», a-t-elle affirmé. Des cas isolés sont toujours possibles, mais globalement, l'Etat de droit fonctionne.
Président des commandants de polices cantonales, Beat Hensler, estime qu'il y a de quoi s'interroger lorsqu'Amnesty prétend que la justice épargne les policiers. A ses yeux, le rapport n'est pas sérieux.
Source: AP
Publicité
