Malgré un bon match - le Fc Sion se fait volé les 3 points par l'arbitre !!!!????????
L’esprit vit toujours
SION - GRASSHOPPER 2-2 - L’équipe valaisanne a été deux fois en tête, elle a concédé l’égalisation à deux reprises dans un match remarquable.
Stéphane fournier
Christophe Moulin pénètre dans la salle de presse du stade de Tourbillon. L’entraîneur intérimaire du FC Sion se prépare à affronter les questions des journalistes au terme du premier match après son retour à la tête de l’équipe valaisanne. «Je ne suis jamais venu ici la saison dernière. Ça change la Super League», s’étonne-t-il. Ces paroles ouvrent la porte à toutes les spéculations. Elles trahissent le plaisir d’un homme de terrain heureux d’avoir replongé dans la compétition et amer du match nul concédé par sa formation contre Grasshopper (2-2). «Tout est clair, je suis venu pour un intérim d’un soir. C’est tout. Je reviendrai dans le football quand j’aurai solidifié les bases de mon entreprise professionnelle.» Point final sur une interrogation vitale. Place au match, à la remarquable performance de son équipe largement retouchée en raison des absences attendues d’Adel Chedli et de Carlos Kali ou celle confirmée dans la journée d’Alberto Regazzoni.
Un groupe serein
Les joueurs valaisans ont fait abstraction de tous les éléments qui ont secoué leur quotidien depuis dimanche. «Nous avons souvent connu une telle approche la saison dernière. Je ne me suis fait aucun souci. Quand nous disons que nous comptons sur tout le monde, ce ne sont pas des paroles en l’air. Sarni ou Ahoueya qui ont peu joué ont été magnifiques. Je n’en ai pas douté une seconde. A aucun moment, j’ai senti le groupe perturbé par ce qui s’est passé autour de lui.» Le terrain a confirmé l’impression.
Sion a fait corps, il a été solidaire, il a fait l’effort nécessaire pour prendre les trois points. Le poteau droit a repoussé un envoi de Virgile Rèset (40e), la transversale l’a imité après un essai de Diallo (50e). Le visiteur a été coriace. Il est revenu à chaque fois après les buts de Sanel Kuljic (25e), puis de Jocelyn Ahoueya (67e).
Sion lui a donné un coup de pouce parce que la gestion des moments clés d’une rencontre lui pose des difficultés. Pour la deuxième fois en une semaine, elle a concédé un but moins d’une minute après avoir marqué. Une légèreté impardonnable. «Un manque de rigueur, un manque de concentration, un peu d’euphorie après notre but, tout s’est combiné sur ce but. Nous étions mal placés. Je souhaite aussi revoir le troisième but annulé de Saborio, c’est scandaleux de siffler sur une telle action.»
Au contact avec Joao Pinto sur le mouvement incriminé, Fabio Coltorti avoue à demi-mot l’erreur de l’arbitre. «En Angleterre, on ne siffle pas ces gestes.» Le chronomètre indiquait la dernière minute du temps additionnel. Grasshopper ne serait pas revenu encore une fois. «Ce retour me laisse donc une amertume. Je l’ai vécu à fond émotionnellement. Mais je dois avouer que je vis encore plus intensément les matches de la tribune.» Christophe Moulin y retournera pour la prochaine rencontre de Sion qu’il suivra. Promis, juré.