Le choc au sommet de la ligue 1!!!! OM - OL!!!

Publié le par Amon_r

Football. Marseille reçoit Lyon dimanche lors de la 10e journée de Ligue 1.
L'OL vu du Vieux-Port
Par Michel HENRY
QUOTIDIEN : Samedi 21 octobre 2006 - 06:00
Marseille correspondance
 
L'OM reçoit Lyon dimanche (1). Cinq points séparent le deuxième du premier de Ligue 1, et l'OL reste sur 10 victoires consécutives, toutes compétitions confondues. Mais Marseille veut faire tomber les Lyon. Voici, en quatre points, pourquoi c'est possible, d'un point de vue marseillais, donc objectif.
1. Un entraîneur pas angoissé. 
Situé dans la banlieue de Saint-Etienne, Lyon est un petit club qui a besoin de gagner cinq fois d'affilée le championnat de France pour croire qu'il joue dans la cour des grands. L'OM est un grand club qui n'a rien besoin de gagner... ce qu'il fait consciencieusement depuis 1993. En plus, ces temps-ci, «sur dix, douze minutes, on peut être très forts, affirme Albert Emon, l'entraîneur. Et peut-être souffrir ensuite quatre-vingts minutes. Mais je n'ai pas peur». En pleine déconnade vendredi, Emon affirmait que les autres entraîneurs de L1 lui ont «tous envoyé des chèques» pour que l'OM batte l'OL. «Sinon, on fera un autre championnat pour le titre de la deuxième place.» Emon annonce «beaucoup de plaisir et pas d'angoisse» pour ce choc, une «demi-finale de Coupe d'Europe». Enfin, l'angoisse, c'est pour bientôt : «Samedi, je vais aux toilettes huit fois. Dimanche, quinze fois. Je serai vidé», dit-il.
2. Un président poète. 
L'OL a à sa tête un type qui compte, pense et agit. Mais sur le terrain de la joute verbale, Jean-Michel Aulas n'arrive pas à la cheville de Pape Diouf. L'OM a pour président un poète qui tutoie l'éternel chaque matin, en buvant sa tisane de kinkéliba. Pape Diouf est le descendant de Senghor, et la Pléiade ne s'y est pas trompée qui sort ses oeuvres complètes en 12 volumes, édition bilingue français-wolof. Ça s'appellera les Aphorismes de Popenguine, du nom de ce village sénégalais où l'on pense en regardant la mer. Dans une de ses nouvelles saillies, Diouf a évoqué les «manières en nougatine» d'Aulas et les «polissonneries» de Houllier. On ne comprend jamais le Pape Diouf sur le coup, et cette part de mystère le rend fort. Aulas, lui, est juste capable d'essayer de piquer Ribéry à l'intersaison. On l'appelle Aulas-de-pique. En plus, il rate. C'est minable. Evidemment, Aulas gagne des titres. Mais qui s'en souviendra dans mille ans ? Alors que le Pape Diouf sera encore au programme de philo au bac en l'an 3006.
3. Des remplaçants absents. 
Les spécialistes prétendent que l'OM ne peut rivaliser avec l'OL car il n'y a pas assez de remplaçants de valeur. Marseille a une bonne équipe, Lyon en a deux, entend-on. C'est bien une preuve de la faiblesse lyonnaise. À Marseille, on joue à 11, car on respecte les règles. À Lyon, ils sont obligés d'y aller à 22, sinon ils font dans leur culotte.
4. Ribéry et Cissé en forme. 
En ce moment, Ribéry est en plein coup de mou. En fait, il se réserve pour dimanche : il va se venger de Lyon, qui n'a même pas réussi à l'acheter. En plus, hier, à l'entraînement, Djibril Cissé intégrait le groupe pour la première fois depuis sa fracture à la jambe du mois de juin. Cissé s'échauffe pour le match retour. Peut-être Aulas voudra-t-il l'acheter ? Ecrire à Ribéry, qui transmettra.
(1) En direct à 21 h sur Canal +.

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Publié dans Football

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