L' "Esprit" de la révision est inacceptable!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
5 arguments de poids
L'accès à une rente a déjà été rendu plus difficile
Ces dernières années, la pratique s'est considérablement durcie s'agissant de l'octroi d'une rente. Le taux de refus a considérablement augmenté et le nombre de nouvelles rentes a diminué dans les mêmes proportions. Pourtant, la restriction de l'accès à la rente et la suppression de prestations ne suffiront pas, à elles seules, à assainir financièrement l'assurance invalidité.
Pas d'assainissement financier de l'AI
Voilà des années que l'AI souffre d'un sous financement chronique. Résultat: le montant de ses dettes s'élève à plus de 9 milliards de francs Au début de la 5ème révision, tous les partis étaient d'avis que les éventuelles adaptations des prestations devaient être accompagnées par un assainissement financier à long terme. Cet accord a été rompu. Rien ne garantit donc la résorption des dettes de l'AI qui augmentent d'environ un milliard et demi de francs chaque année.
Les coûts sont transférés aux cantons et aux communes
Le manque d'emplois pour les personnes handicapées ainsi que le démantèlement des prestations prévu par la 5ème révision de l'AI contraindront bon nombre d'entre-elles à s'adresser à l'aide sociale ou à demander des prestations complémentaires pour pouvoir assurer leur subsistance. Et ce sont les cantons et les communes qui auront à en supporter les frais.
Des économies sur le dos des personnes handicapées
Les rentes de l'AI ne sont pas particulièrement importantes, mais la 5ème révision taille encore dans le catalogue de prestations. La suppression des rentes complémentaires pour les conjoint-e-s privera ainsi environ 81'000 couples de quelque 400 francs par mois. Quant à la suppression du "supplément de carrière ", elle rabote fortement les rentes de tous celles et ceux qui sont devenus invalides avant 45 ans. Les jeunes personnes handicapées devront donc vivre toute leur vie avec une rente minimale.
Pas d'emplois pour les personnes handicapées
L'intégration des personnes invalides dans le monde du travail n'est possible que s'il y a des emplois en suffisance. Aujourd'hui en Suisse, moins d'un emploi sur cent est occupé par une personne handicapée. Pourtant, la 5ème révision de l'AI n'oblige pas les employeurs à réintégrer leurs collaboratrices et collaborateurs qui auraient été atteints dans leur santé. Elle ne comporte également aucune incitation visant à les encourager à engager des personnes handicapées.